Le spectre d'une grève des enseignants plane à N'Djaména
La section provinciale du Syndicat des Enseignants du Tchad, SET, pour la ville de N’Djaména a tiré la sonnette d’alarme ce lundi lors d’un point de presse.
Au terme de l’année scolaire 2025-2026, le SET dresse un bilan "particulièrement préoccupant". Le syndicat dénonce "le mépris institutionnel, la précarité extrême, les privations et la faim" subis par les enseignants, malgré leur "patriotisme exemplaire" qui a permis de "sauver l’année scolaire".
Le SET accuse le Gouvernement de "non-respect caractérisé de tous ses engagements". Il cite notamment la violation du chronogramme de 45 jours censé déboucher sur l’application du Décret 2850, et le non-respect de la date limite du 06 juin 2026 pour la signature du Protocole d’Accord.
Le syndicat formule trois exigences urgentes :
1. Le versement immédiat du demi-salaire retenu au mois de février dernier ;
2. La signature sans délai du Protocole d'Accord sur le Décret 2850 ;
3. La levée immédiate du moratoire et la signature des autorisations d’étude.
Face à ce qu’il qualifie de "mauvaise foi du Gouvernement", le SET lance un ultimatum. "Si ces revendications légitimes ne sont pas satisfaites dans un bref délai, la rentrée scolaire 2026-2027 sera hypothéquée", avertit le Set de N'Djaména.
La Section Provinciale de N’Djaména appelle l’ensemble des enseignants à "rester mobilisés, vigilants et solidaires" et les invite à "se tenir prêts pour de prochaines orientations".
"La balle est dans le camp du Gouvernement et il portera la responsabilité toute entière des conséquences qui en découleront", conclut le SET.
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