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SENAFET : Une fête réduite en pagne

SENAFET : Une fête réduite en pagne
Des femmes en pleine célébration

Le monde vient de célébrer le mercredi 08 mars, la journée internationale de la femme. Au Tchad, cette journée est célébrée après une semaine consacrée aux activités dédiées aux Tchadiennes. La ville de Sarh qui a abrité l'évènement est le chef lieu d'une province où la femme passe le temps rien qu'à pleurer les morts issues des conflits de tout genre résultat d'une mauvaise gouvernance. Dans cette province du moyen chari, l'Etat ne fait qu'envoyer des gouverneurs analphabètes avec comme mission de donner de la souffrance à la population. Sinon un général de l'armée surtout qu'il n'est pas instruit ne peut assurer l'administration publique de manière à aider le peuple. Ils sont choisis sur la base clanique en guise de récompense lors des différentes guerres que notre pays a connu. 

La question de la fête de la femme n'est qu'une distraction pour les hommes qui gèrent le pays. Puisqu'ils n'ont aucun projet en vu pour le développement, ce n'est pas pour les femmes qu'ils feront quelque chose. Si réellement l'objectif de la transition est de promouvoir la paix, on aurait vu une femme à la tête de la primature ou à la présidence du conseil national de transition. Postes occupés rien que par les hommes pour le moment. Pourtant, parmi l'élite féminine, on en trouve les femmes qui peuvent mieux faire. D'abord le gouvernement dirigé par Saleh Kebzabo n'est ni sérieux ni prêt à donner de la paix aux femmes tchadiennes. Sinon leur vrai souci est de mettre la femme à contribution pour les calculs politiques mesquins à installer une monarchie. 

Dès l'ouverture de la semaine nationale, les autorités fixent le prix de pagne à cinq mille francs. Ce prix n'a pas été respecté par les vendeurs dans les villes du pays. Dans certaines boutiques l'étoffe coûte dix à quinze mille francs selon la maison de fabrication. Pourtant, le pays dispose d'une usine textile installée à Sarh au moyen chari. Cette usine connait le même sort que d'autres installées à Moundou et autres. On se retrouve dans le show biz de haut niveau qui fait entrer d'argent dans les poches des individus les plus puissants de pays. Au lieu que les femmes ouvrent les yeux sur les manipulations, elles arpentent les couloirs des ministères, institutions pour l'obtention de ces pagnes. Avec un budget des secrets de dieux, on peut mieux orienter cette somme aux projets de développement à l'exemple de la culture contre saison afin de contribuer à la sécurité alimentaire. Chose que l'Etat attend des multinationales où il devient un éternel assisté.

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