Tchad : Téléphones et dispositifs électroniques formellement interdits aux examens et concours nationaux
Les ministres en charge de l’Enseignement Supérieur et de l’Éducation Nationale ont signé un arrêté conjoint portant interdiction absolue de l’introduction, de la détention et de l’usage des téléphones portables et de tout dispositif électronique lors des examens et concours nationaux.
Le texte, daté du 6 mai 2026, vise à lutter contre la fraude. Il interdit formellement aux candidats d’introduire dans les salles d’examen un téléphone, une montre connectée, une tablette ou tout autre appareil de communication ou de stockage, qu’il soit allumé, éteint ou en mode silencieux.
Tout candidat pris en flagrant délit encourt immédiatement : la confiscation définitive de l’appareil, l’exclusion immédiate et définitive de la session avec annulation des épreuves, et l’interdiction de se présenter à tout examen national pendant trois ans. La substitution de candidat est punie de quatre ans d’interdiction.
Au-delà des sanctions disciplinaires, les faits constituent une infraction pénale. Un procès-verbal sera transmis au Procureur de la République.
L’arrêté sanctionne aussi les personnels complices. Tout surveillant, coordinateur ou agent reconnu complice de fraude sera traduit devant un conseil de discipline.
Les établissements privés présentant des élèves de classes intermédiaires au baccalauréat risquent un retrait d’autorisation de fonctionnement pour trois ans. Les établissements publics voient leurs responsables exposés à des sanctions disciplinaires et judiciaires.
Le texte fixe plusieurs conditions : aucun établissement nouvellement créé ne peut présenter des candidats au bac avant trois années d’existence. L’âge minimal pour le bac est fixé à 17 ans révolus, sauf dérogation exceptionnelle de l’ONECS. Un candidat ayant obtenu moins de 5/20 à une session précédente est irrecevable pendant deux sessions, sauf empêchement légitime justifié.
Les candidats libres doivent avoir 25 ans révolus et fournir un relevé d’échec antérieur ainsi qu’une pièce d’identité en cours de validité. Les candidats camerounais non-résidents doivent joindre une copie authentifiée du Probatoire.