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Tuerie en série au Logone occidental : 08 morts et 21 blessés graves à Krim-krim

Tuerie en série au Logone occidental : 08 morts et 21 blessés graves à Krim-krim

La gendarmerie de la ville de krim krim vient de massacrer une population civile dans la journée d’hier aux environ de 18 heures. Selon des sources concordantes, le bilan s’élève à 08 morts et 21 personnes blessées de balles réelles. Les blessés sont admis au service des urgences à l’hôpital de Moundou. Ces mêmes sources nous renseignent que les plaies sont inquiétantes et qu’il y a peu de chance pour que ces personnes recouvrent santé. 

A l’origine de ce massacre planifié, un conflit agriculteurs-éleveurs à lieu vendredi dernier au village Koutoumar dans le canton Kab. Ayant appris la nouvelle le chef dudit canton Guelmbaye accompagnés des agents de la gendarmerie se sont rendus au village pour calmer la situation. Tous étaient chez le chef de village avec le chef de ferrick Adamou Bouba de Laokassy, ville frontalière au département de Guéni où sont venus les troupeaux dévastateurs. Ce chef de ferrick débarque avec une forte délégation bien armée de flèche y compris des revolvers. A bord des motos, ses supplétifs constitués des bouviers et autres qui les suivent ouvrent le feu sur la population d’un autre village voisin Koutoukemheur situé à environ 2km et finissent par fuir en laissant une moto. La moto est gardée par la population dans un domicile privée en attendant que son propriétaire se présente. Au lendemain matin, sur plainte des éleveurs, les gendarmes et le chef de canton se rendus à nouveau à koutoumar défoncer la porte où se trouvait la moto, en même temps, ils ont procédé à l’arrestation d’un jeune homme du village. Cette arrestation n’est pas du gout de la population car elle estime qu’elle est injuste. Raison pour laquelle, elle décide d’une même voix se rendre tous à Krim krim réclamer sa libération. Arrivée dans les locaux de la gendarmerie, cette population est aussitôt accueillie par des balles réelles. Ce drame crapuleux se passe au centre-ville et seulement 2 heures après que le préfet de Gueni Moussa Dassidi s’est rendu au lieu en médecin après la mort. Un peu plus, on annonce l’arrivée du gouverneur qui reste encore avec ses décisions dans les quatre coins de son bureau à Moundou.Par ailleurs, quoi qu’ils aient fait, cette population de Gueni ne mérite pas ce massacre qui est un crime perpétué par les forces de l’ordre censés la protéger. Nous y reviendrons !

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