Tchad : 25 partis politiques rejettent les élections partielles du 21 juin
L’opposition démocratique tchadienne a appelé jeudi au rejet des élections législatives et sénatoriales partielles prévues le 21 juin 2026 dans les provinces du Hadjer-Lamis et du Chari-Baguirmi, les jugeant "inopportunes".
Dans son communiqué N°002/2026, elle réagit à l’annonce de l’Agence nationale de gestion des élections (ANGE) et avance quatre raisons : un "climat délétère de crise politique" marqué par des condamnations de leaders et l’interdiction de manifestations ; un contexte sécuritaire dégradé par les attaques de Boko Haram et les conflits intercommunautaires ; la disqualification de l’ANGE, jugée illégitime après le "cycle électoral chaotique de fin de transition" ; et l’absence de réforme préalable garantissant la parité opposition-majorité dans les organes électoraux.
Par conséquent, l’opposition exige des réformes constitutionnelles et législatives "urgentes et profondes" du système électoral avant tout nouveau scrutin. Ces réformes doivent porter sur les organes électoraux, les textes et l’environnement politique, dans l’esprit de l’Accord politique du 13 août 2007.
"Le Tchad ne saurait continuer indéfiniment dans une démocratie de façade", conclut le communiqué, estimant que des élections crédibles et inclusives sont essentielles pour la paix et la légitimité des institutions.