EN DIRECT
Connexion
Flash info
Le 20e Comité central du PCC entame sa cinquième session plénière Moundou et Poitiers renforcent leur partenariat pour le développement local (Multimédia) La Chine lance deux groupes de satellites de télédétection Goré : l'APLFT concrétise les plans de développement local dans 15 cantons du sud La Chine publie des lignes directrices pour favoriser l'emploi dans le contexte des progrès de l'IA

ÉDITORIAL : Assez de mendier nos propres richesses

Encore des bus. Encore des ambulances. Ce mercredi, à la Place de la Nation, nous avons remercié les Émirats Arabes-Unis pour 50 bus et 50 ambulances. Et nous avons eu raison de remercier. Mais à quel moment allons-nous avoir honte ?

ÉDITORIAL : Assez de mendier nos propres richesses
Une vue des dotations

Depuis le Palais du 15 janvier offert, jusqu’au Stade de Mandjafa offert, en passant par le Palais de la Démocratie offert... notre pays construit son visage avec la carte bancaire des autres. Nous sommes devenus des champions de la réception de dons. Des professionnels de la gratitude.

Pendant ce temps, sous nos pieds, ça saigne de l’or.  

Dans le Tibesti, dans le Ouaddaï, des gens creusent jour et nuit. Où va cet or ? Pas dans nos hôpitaux. Pas dans nos écoles. Depuis Doba, le pétrole coule depuis 20 ans. Des milliards de barils. Où est l’argent ? Dans le remboursement de dettes que nous n’avons pas choisies.

Nous n’avons pas un problème de pauvreté. Nous avons un problème de pillage. Pillage de nos ressources. Pillage de notre avenir. Pillage de notre fierté.

Ne nous trompons pas : les Émirats, la France, la Chine ne sont pas nos ennemis. Un pays a besoin d’amis. Mais un ami ne nourrit pas un adulte pendant 60 ans. À un moment, il lui dit : "Lève-toi et travaille".

La coopération est devenue notre excuse. Notre alibi.  

"On n’a pas de bus", on attend un don.  

"On n’a pas d’ambulances", on attend un don.  

"On n’a pas d’hôpitaux", on attend un don. Et nos ressources ? Elles financent quoi exactement ?

50 bus de plus ne changeront rien si demain nous n’avons pas d’usine pour les entretenir. 50 ambulances de plus ne serviront à rien si nous n’avons pas de médecins formés pour les conduire.

Le vrai don dont le Tchad a besoin, ce n’est pas un bus.  

C’est une gouvernance. C’est la volonté de dire : l’or du Tchad finance les hôpitaux du Tchad. Le pétrole du Tchad paie les universités du Tchad.

Le jour où nous arrêterons de célébrer les dons comme des victoires, ce jour-là nous commencerons à gagner.  

Le jour où nous n’aurons plus besoin de faire la queue pour recevoir, ce jour-là nous serons un pays.

En attendant, merci aux pays frères. Mais merci ne suffit plus. Il faut du travail. Il faut du courage. Il faut arrêter de voir le Tchad d, être un éternel assisté.

                                                      La rédaction 

                                                                                                             

ARTICLES SIMILAIRES

À LIRE AUSSI

Doba : Le centre HD forme les forces vives sur les préventions des conflits
Société
30 juil. 2025 • 2.4K vues

Doba : Le centre HD forme les forces vives sur les préventions des conflits

Le centre pour le dialogue humanitaire en abrégé "hd" organise du 30 au 31 juillet 2025 à Doba un atelier d’échange sur le dialogue inclusif et constructif entre les autorités locales et acteurs communautaires afin de désamorcer les tensions en lien avec l’utilisation des ressources naturelles dans la province du Logone Oriental.

Relance des activités à Ngueli
Économie
03 oct. 2024 • 2.8K vues

Relance des activités à Ngueli

Après plusieurs jours de différends entre la douane et la plateforme des transitaires, le calme est revenu ce lundi. Les transitaires et la douane ont unanimement relancé les activités du Park de Ngueli. C’est à travers une déclaration conjointe. Cette relance fait suite à l’implication directe du conseil militaire de transition.

Fake News sur la CNARR : ce que nous avions vérifié
Société
22 juil. 2025 • 2.5K vues

Fake News sur la CNARR : ce que nous avions vérifié

Une série de publications virales de TchadOne accuse le Ministère de l’Action sociale et la Commission nationale d’accueil, de réinsertion des réfugiés et des rapatriés (CNARR) de détournements et de revendications internes. Le journal Tribune Echos a mené une enquête dont les résultats démontrent que toutes les allegations sont infondées.